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 leurre souple

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inconnu0
Invité



MessageSujet: leurre souple   Lun 13 Déc 2004 - 10:58





Ils intéressent tous les carnassiers, ils sont économiques, d’un emploi simple et marchent à longueur d’année. Le seul ennui c’est qu’ils sont si nombreux que l’on a parfois du mal à s’y retrouver !

Après des débuts timides, les leurres souples ont depuis quelques années colonisé les présentoirs des magasins. Mais comment tirer le meilleur profit de cette famille nombreuse ? Comment faire son choix parmi des centaines de modèles différents, chacun décliné en dizaines de tailles, comportant autant de couleurs que l’arc-en-ciel ? Où et quand utiliser chacun d’entre eux, comment s’en servir ?
Tout commence lors de l’achat ! Plutôt que l’aspect esthétique, ce sont les conditions d’utilisation, époque de l’année, type d’eau, type de poste, carnassier recherché... qui doivent guider le choix.


Les formes

Même si les formes sont nombreuses et variées, il est possible de classer tous les leurres souples dans deux groupes : les figuratifs et les non figuratifs. Les premiers comme leur nom l’indique ressemblent d’une façon plus ou moins précise à une proie connue des carnassiers. Il peut s’agir d’une grenouille, d’une salamandre, d’une écrevisse, d’un poisson... Quant aux non figuratifs, ils ne ressemblent ni de près ni de loin à leurs victimes habituelles.

Les figuratifs s’utilisent en priorité là où les espèces imitées sont présentes, à l’époque où elles sont actives. L’attrait principal étant l’imitation, il est d’autant plus facile de tromper un prédateur que l’appât lui est familier. En ce qui concerne l’aspect poisson, ces leurres créent peu de vibrations. Leur emploi est à privilégier pour les fines prospections de petits postes marqués où l’aspect visuel est primordial.

Les non figuratifs jouent principalement sur les vibrations qu’ils émettent. Pour un carnassier toute chose paraissant vivante est consommable, peu importe sa forme et son aspect pourvu que la taille lui permette de l’avaler facilement. L’effet de surprise ajouté à une action pertinente, attire sa curiosité ce qui aboutit le plus souvent à l’attaque.




Les tailles

Deux paramètres sont à prendre en compte. Le premier est le carnassier recherché avec ses habitudes alimentaires, le second est la taille des proies du moment.
On ne peut pas pêcher le silure et la perche avec les mêmes outils ! Le brochet consomme volontiers les proies d’un tiers de sa taille. Le sandre lui préfère, quand il a le choix, plusieurs proies de taille moyenne plutôt que de risquer de s’étrangler avec une grosse. Quant au black bass, il a les yeux plus grands que la bouche... ce n’est pas peu dire ! Les proies qu’il attaque peuvent atteindre plus de la moitié de sa taille.

Il existe certaines époques où la taille des proies du moment est la même pour tous. A la fin de l’été, ce sont les leurres souples de petite taille qui imitent le mieux les alevins de l’année et qui seront recherchés par presque tous les carnassiers.
A l’opposé, dans les eaux froides de l’hiver, des proies de grosse taille seront consommées même par les sandres car ce sont les seules disponibles !




Les couleurs

En ce qui concerne les leurres figuratifs, il convient de s’installer quelques instants à la place d’un carnassier. Imaginons un brochet à l’affût un jour d’été, par temps ensoleillé, dans une eau limpide qui regarde passer une ablette. Elle doit lui sembler très brillante !
Imaginons maintenant le même brochet par temps couvert et dans une eau sale observant la même ablette, elle doit lui paraître nettement plus sombre ! Donc, leurre clair par temps clair et eau claire, leurre sombre par temps sombre et eau teintée !

Où l’exercice devient plus périlleux, c’est d’imaginer notre brochet qui veut attaquer un leurre non figuratif ! Car dans ce cas-là ce sont les vibrations qu’il ressent qui déclenchent la décision d’attaque. Il nous paraît souhaitable que Maitre Esox puisse visualiser précisément l’objet de sa convoitise et cibler parfaitement son attaque. Avec les leurres non figuratifs, il ne faut donc pas hésiter à employer des couleurs qui claquent de type fluo sur les postes peu profonds, que le temps soit lumineux ou non et des couleurs phosphorescentes pour prospecter les fosses ! Il est également intéressant de jouer sur les contrastes en utilisant des leurres bicolores.




L’action

Le comportement, le déplacement, le rythme des mouvements d’un leurre figuratif doivent se rapprocher au maximum de ceux de la proie qu’il imite.
La grenouille se déplace par bonds successifs mais peut aussi rester immobile plusieurs dizaines de secondes.
L’écrevisse fait des bonds elle aussi, mais uniquement sur le fond et en marche arrière.
Le poisson quant à lui, effectue fréquemment des changements de direction et de rythme de nage.

Les leurres non figuratifs doivent être animés en fonction du carnassier recherché.
Pour le brochet, tous les leurres qui se travaillent lentement et d’une façon très planante sont parfaitement adaptés.
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